R.
:la lettre inscrite sur le programme après le nom du propriétaire,
signifie " Représentant ". Lorsqu’un propriétaire est en
deuil, il est d’usage que son nom n’apparaisse pas sur le programme.
Raccourcir (un cheval) : le faire courir
sur une distance inférieure à ses aptitudes présumées.
Raser le tapis : le cheval ne lève pas
très haut ses antérieurs et va chercher loin. S’utilise en opposition
à " piocher ".
Recevoir du poids : un cheval reçoit du
poids d’un adversaire lorsqu’il porte un poids inférieur à celui de
son rival.
Réclamation : un jockey porte réclamation
devant les commissaires lorsqu’il estime avoir été gêné par un
adversaire dans la course. A la suite d’une réclamation, les
commissaires ouvrent une enquête pour décider de maintenir ou de
modifier l’arrivée. Une sirène annonce qu’un jockey a déposé une réclamation.
Réclamer : une course est dite " à
réclamer " lorsque l'on peut acheter un concurrent de la course. Le
taux de réclamation est d’ailleurs inscrit sur le programme et dans
" Paris Turf ".
Ceux qui veulent acquérir un cheval déposent dans une boite, placée à
cet effet dans les balances, un bulletin sur lequel est inscrit le prix
auquel ils désirent l’acheter (et qui ne peut être inférieur au taux
de réclamation). Mais d’autres personnes peuvent être intéressées
par le même cheval. Et, de son côté, le propriétaire peut " défendre
" son cheval. Lorsqu’un concurrent est l’objet de plusieurs
bulletins, il va au plus offrant. Le temps réglementaire pour réclamer
un cheval est de vingt-cinq minutes après l’arrivée.
Réduction kilométrique : c’est le
temps moyen que met un cheval pour couvrir chaque kilomètre d’un
parcours. Exemple : dans une course de 3.000 mètres, un concurrent met
4’6’’ pour couvrir le parcours. Sa réduction kilométrique est de
1’22’’ : 4’06’’ divisé par 3). Ainsi, d’un simple coup
d’oeil on peut voir si une course sur 2.600 mètres a marché plus vite
ou moins vite qu’une course sur 2.800 ou 2.200 mètres.
Référence : indication portée lors de
la publication des handicaps. Cette référence numérique correspond au
nombre de kilos ajoutés ou retranchés à la valeur des chevaux engagés
dans un même handicap pour déterminer l’échelle des poids, sous réserve
toutefois du poids minimal de 44 kg prévu par le Code des courses. La
valeur qui sert de base à l’établissement des handicaps est
l’estimation en poids de l’ensemble des performances réalisées par
un cheval au cours de sa carrière. Cette valeur est attribuée par une
commission composée de trois handicapeurs représentant chacune des trois
sociétés parisiennes.
Exemple:
1) Si, dans un handicap donné, la valeur la plus basse de tous les
chevaux engagés est de 40 kilos et la valeur la plus élevée de 57
kilos, le handicapeur décidera d’ajouter 4 kilos à la valeur de tous
les chevaux engagés dans l’épreuve afin de fixer l’échelle de ce
handicap entre le poids minimum de 40+4=44 kilos, et le poids maximum de
57+4=61 kilos.
2) Si, au contraire, la valeur la plus basse de tous les chevaux engagés
est de 48 kilos et la valeur la plus élevée de 65 kilos, le handicapeur
décidera de retrancher 4kilos à la valeur de tous les chevaux engagés
dans l’épreuve afin de fixer l’échelle de ce handicap entre le poids
minimum de 48-4=44 kilos et le poids maximum de 65-4=61 kilos.
3) Ainsi un même cheval engagé dans les deux handicaps correspondant aux
exemples ci-dessus et dont la valeur est de 50 kilos portera :
Dans le premier cas : 50+4=54 kilos.
Dans le deuxième cas : 50-4=46 kilos.
Le handicapeur choisit donc sa référence en fonction de la valeur du lot
et, d’une manière générale, plus la référence est élevée, plus le
lot des chevaux engagés est modeste, et plus elle est basse, plus le lot
est élevé. Il faut préciser, d’autre part, qu’une double référence
est indiquée pour les handicaps ouverts aux chevaux de 3 ans et au-dessus
afin de tenir compte des écarts de poids pour âge. Ainsi, dans un
handicap où le poids pour âge serait de 5 kilos, une référence de -2,
+3 indiquerait qu’une référence négative de -2 kilos a été appliquée
à la valeur de tous les chevaux de 3 ans et une référence positive de
+3 kilos à celle de tous les chevaux de 4 ans et au-dessus. Le poids pour
sexe n’intervient pas dans la référence car il est incorporé préalablement
dans la valeur fixée par la commission des handicapeurs. Il est important
enfin de rappeler qu’après une victoire dans un handicap, une pénalisation
peut être ajoutée à la valeur attribuée par le handicapeur.
Cette pénalisation est établie notamment en fonction de la dotation du
handicap remporté et de celle du handicap dans lequel le cheval est engagé
: le gagnant d’un petit handicap ne sera ainsi pas pénalisé s’il est
engagé dans un handicap tiercé ; par contre, il recevra une pénalisation
s’il est engagé à nouveau dans un petit handicap.
Rembourser : lorsqu’un cheval devait
participer à une épreuve et, pour cas de force majeure, doit déclarer
forfait, les paris faits sur sa chance sont remboursés.
Rendre de la distance : dans les courses
plates, le poids est chargé d’égaliser quelque peu les chances. Au
trot, c’est la distance à parcourir qui joue ce rôle. Ainsi, les
chevaux ayant gagné beaucoup d’argent doivent s’élancer derrière
les concurrents les plus désargentés. Ce sont les conditions de la
course qui attribuent à chaque cheval son échelon de départ.
Rendre le champ de courses : se dit
d’un cheval qui a perdu un terrain considérable au départ.
Renes : Pièces de cuir servant de
liaison entre la bouche du cheval et les mains du cavalier.
Reprise : cours donné à des cavaliers
qui travaillent donc << en reprise >> les uns derrière
les autres.
Retard de gains : un cheval en retard de
gains a été empêché, pour diverses raisons (notamment la maladie), de
gagner l’argent qu’il méritait. Ainsi trouve-t-il souvent des
engagements intéressants.
Rétrograder : un cheval est rétrogradé
lorsque les commissaires décident de le descendre dans le classement de
la course en lui attribuant une place derrière le ou les concurrents
qu’il a gêné(s).
Rivière : obstacle de steeple-chase formé
par une pièce d’eau artificielle.
Robe : c’est l’ensemble des poils et
des crins qui revêtent le corps du cheval. Un cheval n’est pas d’une
couleur mais d’une robe. Voici les principales robes : Al.: alezan ; B.:
bai ; B.B.: bai-brun ; B.F.: bai foncé ; Gr.: gris ; R.: rouan.
Rouan : c'est une robe mêlée de noir,
de rouge et de blanc.
Rouge (le rouge est mis) : il s’agit
d’un disque à deux faces qui remplit deux rôles : avant la course, il
permet le déclenchement des paris sur cette course ; après la course, il
indique que l’arrivée est officielle.
Ruade : c’est un mouvement de défense
du cheval.
R.P. : abréviation de
resté au poteau. Après avoir été sous les ordres du star-ter, le
cheval refuse de partir. Pour le joueur, le pari est perdu.