Dans le monde du turf et des paris hippiques, le terme
outsider désigne un cheval qui ne fait pas partie des grands favoris de la presse, mais qui conserve une chance réelle de figurer à l’arrivée. Ni gagnant couru d’avance, ni cheval délaissé sans espoir, l’outsider représente le juste milieu stratégique pour tout parieur en quête de gains attractifs.
Définition et cote d’un outsider au turf
Sur la grille des cotes PMU, l’outsider se situe généralement dans une fourchette comprise entre
10/1 et 20/1 (parfois jusqu’à 25/1). Sa probabilité théorique de victoire est intermédiaire :
- Le favori : Cote inférieure à 5/1 ou 8/1. Il rassemble la majorité des suffrages.
- L’outsider : Cote entre 10/1 et 20/1. Il possède des éléments solides pour perturber la hiérarchie.
- Le tocard : Cote supérieure à 25/1 ou 30/1. Ses chances théoriques sont minimes et ses performances très aléatoires.
Favori, outsider, tocard : quelles différences ?
La distinction entre ces trois catégories repose sur le rapport entre
la régularité du cheval et
la cote attribuée par le marché.
| Catégorie |
Cote moyenne |
Intérêt pour le parieur |
| Favori |
2/1 à 8/1 |
Gain fréquent mais rapport bas |
| Outsider |
10/1 à 20/1 |
Rapport équilibré / Excellent ratio valeur-risque |
| Tocard |
> 25/1 |
Rapport spéculatif, réussite rare |
Comment repérer un bon outsider avant de parier ?
Pour dénicher un outsider capable de s’immiscer dans le Tiercé, Quarté ou Quinté+, les turfistes aguerris s’appuient sur plusieurs critères d’analyse :
- Un changement de conditions avantageux : Le cheval revient sur sa distance de prédilection, apprécie l’état du terrain du jour ou bénéficie d’un meilleur engagement au poids.
- Un driver ou jockey en forme : L’association avec un pilote performant peut compenser un historique récent moyen.
- Une récente contre-performance trompeuse : Un échec expliqué (parcours malheureux, faute d’un concurrent, mauvais numéro derrière l’autostart) fait grimper la cote alors que le cheval est en excellente condition physique.
- Un ajout d’équipement : La première pose d’œillères (classiques ou australiennes) ou un déferrage (D4 ou DA/DP) booste souvent les performances.
Pourquoi intégrer des outsiders dans vos tickets ?
Parier uniquement sur les favoris offre un taux de réussite élevé, mais génère des gains faibles qui ne couvrent pas toujours les mises sur le long terme. À l’inverse, inclure un ou deux outsiders validés dans une combinaison permet d’élargir ses gains sans trop prendre de risques. Ils constituent le moteur de la rentabilité au PMU.